Bloggy Bag
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Régionales: peut-on vivre sans aller voter?

08/03/2010 à 23h06 | 3790 vues | 20 réactions

En voilà une drôle de question existentielle en cette semaine qui se terminera par le premier tour des régionales, question que nous nous sommes posés lors de quelques échanges off entre militants. Non pas que nous ayons des doutes sur notre combat ou de son issue (bien au contraire, nous sommes impatients de voir dans nos régions les pendules de la Sarkozye remises à l’heure par les Français), mais puisque nous sommes dans une époque d’incertitude et de confusion générale, il est salutaire de savoir pourquoi l’on fait les choses pour les faire bien.

Une urne pour les élections régionales (photo d'illustration).

Pour quoi (en deux mots !) je n’irai pas voter tout d’abord. Je n’irai pas voter pour un clan contre un autre, par habitude, pour un conservatisme un peu lâche qui finirait par s’endormir peu à peu sur nos éventuels renoncement. Voter est un choix, un acte volontaire, rageur ou révolté c’est selon, plein d’espoir et contre la crainte, en tout cas tourné vers l’avenir même lorsque l’on a à sanctionner le passé. Alors même si j’ai des raisons de “voter contre”, dimanche j’irai à la mairie d’un pas décidé pour “voter pour”.

Mais pour quoi alors ? Voter d’abord pour une équipe que j’estime. Eh oui, j’ai la chance en Bretagne de pouvoir voter pour une liste PS / PC / écolo qui offre un beau visage en plus d’un bon bilan, et je sais qu’il en est de même dans la plupart de nos régions. Mais même dans les régions où l’affiche est plus troublée, je crois que j’aurais trouvé pas mal de raisons de garder mon pas décidé. Sur chacune de nos affiches électorales, il y a le poing à la rose, joli symbole, mais aussi en cette fin d’hiver qui tarde à partir, belle promesse de renouveau.

Depuis 2007, le travail fait sur nous-même a été énorme, non pas au plan idéologique (pas encore), mais à celui de la reconstruction d’une volonté commune d’être ensemble pour nous battre à nouveau pour nos concitoyens, pour être en mesure de répondre aux défis et dangers de notre société, pour tracer la route qui mènera à la renaissance du politique (celui qui est à notre service, pas celui qui se sert lui-même). Nous avions abandonné depuis tant de temps ce terrain aux bateleurs et aux vendeurs de vent !

Est-ce pour autant gagné ? Certes non, mais l’évolution technologique (internet en l’occurrence) a très probablement permis d’insuffler une première vague d’air frais dans un petit monde qui tournait en rond et passait une bonne partie de son temps en complots de petits maquis au lieu d’aller tâter de la main calleuse ou de partager les trépidations des parents jonglant entre enfant à récupérer à l’école, frigo à remplir et boulot à finir (c’est d’ailleurs pourquoi je publie ce billet à 11h du soir).

Alors oui, il faudra encore pas mal d’air frais pour chasser les idées devenues rances, dérouiller des muscles politiques atrophiés par le renoncement, mais nous pouvons tous y aider, comme militants ou sympathisants, ou plus simplement comme citoyen.

Dimanche, l’air frais passera par un message clair et fort déposé dans les urnes de France. Plus il sera fort, et plus la Sarkozye sera fasse à son échec, et plus le Parti Socialiste sera fasse à ses responsabilités pour continuer son chemin vers la refondation, vers la prise en main de l’avenir de notre pays.

Dimanche, je serai heureux de vivre et de voter !

 

 

Mis à jour par la rédaction du Post

 

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